MOVIE L'APOLLONIDE - SOUVENIRS DE LA MAISON CLOSE - BERTRAND BONELLO - 2011

♥ LOVE ! ♥ L'APOLLONIDE ! ♥ LOVE ! ♥




"C’est de chair qu’elles sont faites, intenses mais fragiles, joyeuses mais sanglantes".



At the dawn of the 20th century, in a house of tolerance in Paris, a prostitute's face bears a scar that sketches a tragic smile. Around the woman who laughs, the lives of the other women unfold, with their rivalries, fears, joys and pain.
The outside world never enters into this house, where the women remain locked in.



















Le monde n'est pourtant pas nié, la maison n'est pas close sur elle-même, la maison est le monde, petit substrat du monde où la totalité du monde se reflète.

L'Apollonide s'articule autour des visions d'une femme données d'emblée. Le début du film dit déjà sa fin. Le film sera l'expérience d'une durée entre ces visions, prises dans un temps cyclique, répétitif, jamais fini. La vision est l'issue qui permet à cette femme de passer de l'éternité (dans laquelle se tient le personnage de Céline Sallette) à l'immortalité. Aussi le film joue-t-il de ce passage : ce que nous voyons, c'est bien le rêve de l'immortelle, mais nous le voyions comme à travers les yeux de la fumeuse d'opium. Les souvenirs se précisent, les durées du souvenir se décalent (telle cette gradation appliquée à la scène séminale du film, celle de la défiguration de Madeleine : d'abord, la lame sur les seins ; plus tard, la lame tranchant la joue ; plus tard encore, la lame enfoncée dans la bouche et faisant sonner les dents – l’effroi se déplace, d’un plaisir partagé à un plaisir contraint, en passant par le sang : le déplacement n’est pas linéaire, le cinéaste ne quête que l’intensité). La volute opiacée est la forme du film, son flux, sa langueur - langueur chargée de fulgurances. Quelque chose d'électrique habite le film, et cette chose tient à la violence de ce rapport : nous savons tout, nous ne faisons rien. L'immortalité est à portée d'oeil. Nous nous tenons dans les fantasmes qu'elle nous inspire. J'ai gardé sur ce film les yeux grands ouverts, il y avait toujours quelque chose à voir, et pourtant rien à faire.




l’exposition L’Apollonide du 15 septembre au 31 octobre chez Blaq Out (52 rue Charlot, 75003 Paris) qui présente photos, objets, bijoux, costumes du film. Une exposition de Bertrand Bonello. Costumes, bijoux et dessins sont signés Anaïs Romand.



http://www.lapollonide-music.com/
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